mercredi 30 avril 2014

Chronique #120 : Bras de fer de Jérôme Bourgine


Titre : Bras de fer
Auteur : Jérôme Bourgine
Edition : Sarbacane
Collection : X'Prim
Nombre de pages : 302

Résumé : De part et d'autre du bras de fer, il y a le fils et le père.
Le fils, Julian, 18 ans, champion de natation et amoureux de Leila.
Le père, Louis. Ouvrier syndicaliste, mutique, forgé dans l'acier.
Et puis il y a l'accident de moto.
Fini la natation, fini la vie "normale", fini aussi les bras de fer avec le père.
Julian a tout perdu, croit-il.
Tout sauf Leila.

Mon avis : Je tiens à remercier les éditions Sarbacane et plus particulièrement Lucie pour cet envoi.
 
Julian, champion de natation d'Ile-de-France, qui vient tout juste d'avoir 18 ans et est raide dingue amoureux de Leila, une jeune fille qui malgré son jeune âge, en a déjà beaucoup bavé. Depuis tout petit, il rêve d'une moto. Il est à deux doigts de l'avoir : pour enfin accéder à la liberté, il doit battre son père au bras de fer. Malheureusement, il échoue. Désespéré, il se procure une moto et roule sans réfléchir. Coup du sort, il a un accident et perd son bras, il se fait immédiatement amputé. De là, il va sombrer lentement... Tout commence par un joint, "ça ne fait de mal à personne". Puis ça se termine à base de coke et d'héroïne. Leila va tout faire pour aider Julian à sortir de ce mauvais pas, elle va se sacrifier. Mais le Manque va se faire trop présent pour Julian. Va-t-il se sortir des griffes de la drogue ?
 
Le résumé et la couverture ne laissent rien présager de l'histoire à venir. Au contraire, on s'imagine rentrer dans l'intimité d'un jeune homme handicapé, dans son combat pour avoir une vie normale. Mais en réalité, l'intrigue est tout autre. Julian mène bel et bien un combat, mais c'est un combat contre la drogue. J'ai trouvé que c'était écrit de façon très réaliste. L'auteur a réellement voulu dépeindre ce a quoi sont confrontés les drogués. Ainsi pour avoir sa dose, Julian va mentir, voler, tromper, perdre sa dignité... C'est une vraie descente aux enfers, qui m'a énormément touchée. Le voir sombrer et ne pas saisir les différentes mains tendues (en particulier celle de Leila) m'a beaucoup attristée. J'avais vraiment mal au cœur de le voir devenir toujours plus dépendant, de le voir détruire chaque jour un peu plus sa vie. Julian est donc un personnage auquel je me suis attachée. Mais je me suis encore plus attachée à Leila, sa petite-amie. Elle fait preuve d'un courage sans limite. Son amour pour Julian est si fort qu'elle accepte tout de ce dernier, elle est prête à tout pour sauver son "Gros Chien". Leila est un personnage qui force l'admiration, c'est impossible de ne pas la regarder de manière admirative.
 
Les autres personnages sont également attachants, chacun à leur manière. Ainsi, le père de Julian m'a touchée par son côté "père-froid-qui-ne-dit-pas-son-amour". Véro m'a également beaucoup plu car c'est vraiment une très bonne amie, sur qui on peut compter. Sinon, plusieurs personnages ne m'ont pas plu, comme Frangin et Mathis. Mais vu leurs rôles, je pense que c'est normal...
 
Bras de fer est donc une excellente lecture même si c'est un roman vraiment dur. De cette façon, le langage est vraiment cru, parfois carrément vulgaire. Personnellement, cela ne m'a pas dérangé, cela a même participé au côté réaliste du roman. Mais je pense que cela ne peut pas plaire à tout le monde. Je vous recommande grandement ce roman !

Ma note :
 
 
"Tricher, c'est pire que mentir, c'est trahir !"

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